Les leviers de l'affacturage - (2ème partie)
DECEMBRE 20, 2011 - AFFACTASSUR - COMMENTAIRES
Les leviers de l'affacturage (2ème partie)
- Levier financier et fiscal
Tant que le coût de la dette n’excède pas celui de la rentabilité économique, ou ne l’impacte pas négativement par un ratio d’endettement excessif, le non-plafonnement de la mobilisation du poste clients jouera à plein. Une entreprise en fort développement peut d’autant plus recourir à l’effet de levier que le coût de ses capitaux propres est généralement extrêmement élevé : qu’est-ce qu’un intérêt de 4% au regard d’un TRI de 25% !
Levier fiscal : la déduction des intérêts d’emprunt (environ 33% en France) vient en diminution du coût de la dette accentuant d’autant l’effet de levier financier. Cet avantage est accessible même pour une société en phase de "cash burning" ayant un résultat positif mais des flux de trésorerie d’exploitation négatifs. Enfin, le fait de pouvoir "déléverager" la structure financière à tout moment sécurise le pilotage de l’entreprise : l’effet de levier sans l’effet de massue !
- Levier de rentabilité et de profitabilité
Outre les gains liés à l’externalisation et le coût de la ressource (sauf exception, les taux court terme sont plus intéressants que les taux moyen et long termes), la mobilisation du poste clients permet d’ajuster le volume de financement en fonction des besoins du cycle d’exploitation. La sous ou sur consommation de trésorerie est ainsi évitée, faisant économiser de fait les coûts d’opportunité et les intérêts fixes d’une dette dormante.
Les propriétés particulières du Factoring interviennent à plusieurs niveaux dans la structure de profitabilité de l’entreprise en maximisant l’atteinte du point mort opérationnel ("variabilisation" des charges), du point mort financier ("variabilisation" des intérêts par modulation du Gearing) et du seuil d’équilibre financier (abaissement du taux de marge d’encaissement sur décaissements variables).
La méthode d’évaluation d’entreprise la plus utilisée est celle des DCF qui est fondée sur l’actualisation des flux de trésorerie futurs.
Les leviers précédemment évoqués impactent directement cette méthode : ils accentuent la génération de Cash Flow en permettant à l’entreprise de s’affranchir en partie des contraintes liées au financement de son exploitation et de réduire certaines charges fixes. Ils permettent également d’optimiser le coût moyen pondéré du capital (taux d’actualisation) en réduisant une partie des risques portés par l’actionnaire (coût des fonds propres) et en partageant ces derniers avec un organisme de crédit apportant une ressource flexible et peu coûteuse.
N.B. C’est aussi vrai pour les méthodes de la VAN et de l’EVA.
Le Factoring évite par ailleurs la dépréciation latente de la valeur de roulement au fil du temps en la transformant en Cash plutôt qu’en s’évertuant, uniquement, à contrôler son expansion.
Enfin, plusieurs actifs immatériels peuvent profiter de l’effet positif d’une solution de Factoring : le capital clients, le capital organisationnel et le capital partenaire.
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TABLE DES MATIERES
1- la mobilisation du poste clients
2- Le financement du BFE et du BFR
3- Pourquoi mettre en place l'affacturage ?
4- Les leviers de l'affacturage (1ère partie)
5- Les leviers de l'affacturage (2ème partie)
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